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Bonaguil - Le blog du jeune public

Voici le blog du jeune public au Château fort de Bonaguil (Lot et Garonne).Vous y trouverez toutes les informations sur les animations proposées aux familles, écoles et centres de loisirs. Vous pourrez jeter un coup d'oeil sur les photos et les travaux des élèves après leur passage à Bonaguil... Et vous découvrirez un peu l'envers du décor et le quotidien de médiatrice chargée du jeune public!

Menalt

Publié le 23 Octobre 2008 par La dame du château in Travaux des élèves

Voici un texte rédigé par Clément LAGARDE et Ivan DELVERT de 5ème du collège Crochepierre. La classe patrimoine dirigée par Nathalie Dessagne a participé au parcours médiéval de la convention éducative.

Pendant son sommeil, Menalt se rappela de son adoubement. Il était jeune à cette époque, il n’avait que vingt et un ans. Le seigneur était venu dans sa demeure, il lui avait offert de nouveaux vêtements et il lui avait remis l’éperon droit. Il lui donna aussi une épée et des conseils de chevaliers. Puis Menalt accepta l’accord et il devint chevalier. Il n’était pas très grand mais extrêmement musclé. Il avait les cheveux noirs et les yeux d’un vert éclatant. Après une nuit, Menalt fut réveillé par quelqu'un  qui hurla :
« A l’attaque ! Debout tout le monde ! »
Il s’habilla puis fila sur le champ de bataille.  Il se jeta dans la foule et il sentit son cheval tomber. Un homme avait assené un violent coup d’épée en plein dans la cuisse de l’animal. Le duel fut engagé contre l’inconnu. Menalt frappa de toutes ses forces sans aucun signe de faiblesse de l’adversaire Menalt eut un petit moment d’inattention pendant lequel son adversaire le désarma. L’homme se jeta sur lui mais le jeune homme prit une épée qu’il trouva prés de lui et il la planta violemment jusqu'à la poignée. L’inconnu tomba raide mort.

Menalt de Tournon arriva au château de Bonaguil avec l’une de ses meilleures cavaleries et quelques fantassins. Il fut époustouflé par la beauté et la grandeur de ce merveilleux château. Il envoya tous ses fantassins à la porte nord où trois canonnières les attendaient. Menalt et sa cavalerie attendaient le signal pour attaquer la porte sud, pour délivrer la belle dame. Pendant ce temps au nord les fantassins tiraient à coup de canon sur la porte. Ils montèrent sur des échelles, pour atteindre l’autre côté des remparts qui étaient d’une hauteur gigantesque. Finalement, ils réussirent à escalader les remparts et à assiéger la barbacane, mais entre la porte principale et le second pont-levis, des canonnières attendaient les fantassins. Plus de cent fantassins tombèrent sous les coups de canons. Alors il décidèrent de construire un mur de boucliers pour pouvoir se protéger des coups de canon, le temps qu’ils trouvent une stratégie et le temps d’envoyer le signal à Menalt pour attaquer la porte sud. Quand le signal fut envoyé, les défenseurs de Bonaguil se doutèrent d’une seconde bataille, alors ils n’espéraient plus la victoire ; les deux attaques furent simultanées. Le château fut assiégé en quelques heures. Tous les survivants du camp adversaire furent emprisonnés, mais vu qu’il ne restait plus personne dans le châteaux à pars Menalt et sa garnison, les habitants de Bonaguil ne furent jamais libérer sous rançon. Le château fut sous l’emprise de Menalt.     

Après la bataille de Bonaguil, Menalt crut entendre un cri de femme. Il tendit l’oreille. Une femme appelait à l’aide. Il s’élança vers la forêt. Ce qu’il vit alors le rendit fou de rage. Une demoiselle se débattait sur la monture d’un chevalier et un homme habillé tout en noir la menaçait. L’inconnu lui parlait avec violence. Quand Menalt croisa le regard de la demoiselle, il eut le coup de foudre, dans ses yeux il vit de la peur. Alors le vassal interpella l’homme en noir et lui proposa un combat singulier. Mais son adversaire lui cria qu’il avait déjà tué des hommes pour cette femme et qu’il n’hésiterait pas à le refaire. Menalt n’en avait que faire. Il était décidé à sauver la belle. Le combat fut engagé. Il s’élança sur son cheval, sa lance atteignit l’ennemi avec une telle force que son écu fut brisé et l’homme en noir fut propulsé à terre. Menalt attendit que son adversaire se relève pour continuer le combat à terre. Mais comme un lâche, l’inconnu prit la demoiselle et menaça de la tuer sous les yeux de Menalt. Celui-ci s’élança et prit son épée, la lança dans la gorge de l’adversaire, le sang sortait de sa bouche, ses dents étaient rouges. Il mit un genou à terre puis il s’abattit de tout son poids sur le sol.
Menalt accourut vers la demoiselle et lui dit :
_ Ô gente demoiselle, veuillez m’excuser pour cet  affreux spectacle.
_Ce n’est point grave, beau chevalier. Vous m’avez sauvé la vie !
_Charmante demoiselle, mon cœur bat pour vous depuis que j’ai vu vos beaux yeux verts. Grâce à votre regard, ma force s’est multipliée .J’aurais pu tuer toute une armée pour vous. Depuis que je vous ai vue, pas une seconde je n’ai cessé de penser à vous. Il n’y a pas assez de mots pour décrire mon amour pour vous. Je vous aime de tout mon cœur.
La demoiselle, les larmes aux yeux, lui répondit:
« Je vous offre mon coeur, noble chevalier »


LAGARDE Clément
DELVERT Ivan






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Cesco 19/01/2009 20:46

A propos de l'adoubement d'un chevalier, voici comment commence le récit de celui du seigneur de Caumont au Saint-Sépulcre de Jérusalem en 1419 :
"Je demeurai toute la nuit devant le Saint-Sépulcre et je me confessai. Quand vint le lendemain qui était un samedi, le huitième jour du mois de juillet 1419, j’entrai dans cette chapelle,..."
Le texte complet sr trouve ici : Adoubement du seigneur de Caumont